Conte Malgache " INGALINGALIVOLA " Autrefois, dit-on, régnait Andriambahaoka. Le roi était d’une bonté exemplaire ; aussi son royaume vivait en paix et son peuple était heureux. Un jour, trois jeunes filles (1) vinrent à passer sur la place où l’on gardait habituellement les moutons du rois. C’était les plus belles filles de la région et chaque fois qu’on les voyais passer, les gens s’interrogeaient toujours pour savoir laquelle des trois était la plus belle : « l’aînée est jolie, Raivo l’est aussi, mais la dernière (fara) est certainement la plus belle ». En voyant le troupeau de moutons du rois , l’aîné s’exprima ainsi : « si je devient la femme du roi, je ferai en sorte qu’un simple grain de riz suffise pour nourrire cent de ses serviteurs. » Et la seconde de dire : « si le rois m’épouse, je m’arrangerai pour lui faire un pagne avec une seule fibre de chanvre. » Fara exprima également son vœux : « si j’ai de la chance et qu’ Andriambahaoka m’épouse, j’avalerai trois rognons pour enfanter des triplés pour lui. » Les gardiens de moutons qui avaient tout entendu, ont tout raconté au roi. Du coup, Andriambahaoka épousa les trois sœurs. On donna un grain de riz a l’aînée, mais le grain flotta tout simplement dans la grande marmite remplie d’eaubouillante. On tendit une fibre de chanvre à Raivo, mais elle n’a rien pu faire ; Fara reçut trois rognons et ne tarda pas a devenir enceinte. Fara accapara de plus en plus l’attention du rois car elle était la plus jolie et la plus gentille de toutes. Cela rendait ses sœurs jalouses d’elle à tel point que celles-ci guettaient le moment favorable pour la punir. Un jour, devant amener son armé combattre dans un endroit reculé, Andriambahaoka fut obligé de quitter son palais. Les deux sœur se réjouirent à l’idée de pouvoir profiter de l’absence du rois pour « attaquer » leur cadette. C’est juste à ce moment-là que Fara accoucha de triplés : deux garçon et une fille. Dés que les aînées les virent, elle les jetèrent dans des sortes de malles qu’elles abandonnèrent ensuite au grés du cours d’eau. A la place des bébé, elles mirent un peigne « édenté », un balais bien usé et un galet dans le lit de Fara : « venez voir, tous, car Fara est vraiment une sorcière, elle a enfanté quelque chose de drôle. » Les gens qui étaient là crachèrent immédiatement au sol pour lever ce tabou qu’est d’avoir regardé une sorcière, et ils se sont juré d’enfermer Fara de peur qu’elle n’ensorcelle les autre. Andriambahaoka était rentré sain et sauf de sa mission ; il était cependant triste d’avoir appris que sa femme était une sorcière et qu’elle avait été mise en prison. Trois ans passèrent ; Andriambahaoka vivait continuellement dans le chagrin. Un jour, il était parti se promener à pied, pour se diverti. Soudain, il entendit il entendit s’élever de la rivière proche une très belle chanson suivie d’éclat de rire ; il se précipita aussitôt pour aller voir. Il vit alors deux jeunes garçons et une jeune fille en train de jouer sur le sable de la rivière sous la surveillance d’un vieux couple. « Ceux-là ne peuvent pas être les enfants d’un couple aussi vieux, se dit-il au fond de lui même. Et comment se fait-il qu’il s’agisse bel et bien de triplé ? Et bien que d’origine campagnarde, comment ce fait il qu’ils aient des visage si noble ? ». Andriambahaoka s’approcha d’eux et les questionna. La situation devint claire aussitôt que le vieux mari commençât à répondre : « il s’agit bien de vos enfants, prince. Nous les avons trouvés dans une malle entraîné par le courant. Cette malle porte votre noms ; nous l’avons bien conservée ; nous nous somme occupés des trois enfants et leur avons prodigué tous nos soins. » et ce furent des remerciements, des récompenses à n’en plus fini ! Quand le rois fut de retour au village, les rumeurs circulaient bon train ; le rois est très en colère, disait-on, tout les sujets seront punis pour avoir été complice de Ramatoa (madame) et de raivo ; le chef du village sera guillotiné, ajouté-on. Mais il s’agissait de rumeurs, car Andriambahaoka était un rois très sage ; il fit tout simplement sortir Fara de sa prison. Elle n’avait plus que la peau sur les os ; il fallut la soigner nuit et jour. Le roi fit couper les cheveux aux deux aînées, on leur creva aussi un œil et elles furent toutes deux condamnés a servir leur plus jeunes sœur. Les enfants grandirent ; leurs jeunesse se passa dans le bonheur. A mesure qu’ils grandissaient, grandissaient leur amour, leur entente réciproque. Les deux frère s’était juré de bien protéger et de bien aimer leur petite sœur. Ils l’avait même un peut trop gâtée. Aussi Ngalingalivola, elle s’appelait ainsi, devint-elle capricieuse et intransigeante. Mais les deux frères ne firent que redoubler leur attention à l’égard de leur petite sœur. Un jour, Ngalingalivola erraloin de la maison. Elle arriva au pied d’une montagne et rencontra une jeune fille qui rampait à l’entrée d’une grotte ; la fille était infirme, et elle habitait cette grotte ; Impisimba était son nom. Ce nom était révélateur car Impisimba était jalouse de tout et s’arrangeait toujours pour détériorer tout ce qu’elle approchait. C’est pour cela qu’on l’avait abandonnée dans cet endroit isolé. Ngalingalivola s’approcha d’ Impisimba ; mais quand cette dernière s’aperçut de la beauté de la princesse, elle imagina aussitôt un mauvais tour a lui jouer : « Que tu es jolie ! Comme tu es heureuse ! Ah ! mais il te manque une chose. Si tu te pares de la corne d’un rhinocéros, tu sera la plus jolie de toutes les princesses ! » Ngalingalivola rentra aussitôt après l’avoir écoutée. Elle vint trouver ses deux frères et leur ce que lui avait dit Impisimba. « Si ce n’est que cela, dirent les deux frère, nous allons te chercher la défense du rhinocéros. » Ils préparèrent des provisions et partirent et partirent ; ils marchèrent le jour, ils marchèrent la nuit et finirent par arriver prés de ce lac entouré de montagne ils se rendirent au bord du lac et se mirent a crier derrière une butte de terre. Ces cris dérangèrent le pachyderme qui gardait le lac. Celui-Ci bondit tout en reniflant hors de l’eau profonde. Il gagna la terre ferme, le groin débordant d’écume. Il siffla tout en se lançant à l’attaque des deux jeunes gens, mais ceux-ci sautèrent pour se cacher derrière la butte. La grosse bête alla tout droit de l’autre coté enfoncent sa corne telle un clou dans le tronc de l’arbre qui se tenait derrière. La bête ne pu plus bouger, aussi les deux frère la tuèrent a coup de sagaies, s’emparèrent de sa corne et les voici, tout heureux, sur le chemin du retour, fiers de pouvoir parer leur petite sœur. Ngaly s’empressa de montrer le bijoux a Impisimba .Celle-ci en fut déçue, mais elle se ressaisit vite et déclara : « Il te va a merveille ; tu es vraiment la plus jolie des princesses. Mais si tu peux avoir la grosse caisse des Imasoampatana (littéralement : ceux qui ont les yeux dans le foyer) tu seras encore dix fois plus jolie. » Ce tambour émet, en effet, une très jolie musique dés qu’on le touche même légèrement ; il suffit même qu’une mouche le frôle pour qu’on l’entende à mille brasses aux alentours. Ce tambour appartenait aux frères Imasoampatana. On les a appelés ainsi car, lorsqu’ils dormaient, leur globe oculaires se promenaient dans le feu : ils était terrible ainsi. Impisimba se réjouit d’emblée à l’idée qu’une fois les frères de Ngalingalivola tués, celle-ci ne serait plus arrogante. Et les deux princes partirent de nouveau. Ils allèrent loin, marchèrent nuit et jour. Ils se mirent à contourner le royaume des Imasoampatana pour se joindre comme amis a leurs sujets. Comme ils s’agissait d’hôtes de marque, ils furent reçus dans le palais des Imasoampatana et eurent le droit de toucher au fameux tambour. Alors qu’il faisait nuit, que leurs hôtes étaient tous profondément endormis, les deux frère s’emparèrent du tambour. Ils le battirent légèrement, comme ils en avaient bien le droit. Le son en était si merveilleux que même les yeux qui étaient dans le foyer s’endormirent également. Constatant que tout le palais étaient encore assoupi, les deux frères s’échappèrent de cette demeure occupé par des gens féroces et ils retournèrent directement chez eux.

01.02.2006

Photos Noirs et Blancs De Madagascar

J’aime les photos en noirs et blancs, j’ai eu la chance d’en trouver prisent par un photographe professionnelle, je le remercie et je voudrais vous en faire profiter, tout est pour le plaisir des yeux, nouvelle perspective de Madagscar. assocition ecolepourtous-madagascar.org




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